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 [ 39-45 ] Aide au RP

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Docteur Maboul
Pied du Destin

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Nombre de messages : 21
Date d'inscription : 15/08/2008

MessageSujet: [ 39-45 ] Aide au RP   Ven 15 Aoû - 19:07

Tout le monde connait plus ou moins la période de la seconde guerre mondiale : montée en puissance et accès au pouvoir du parti Nazi, les camps et le génocide, la libération... Voici cependant quelques pistes pour vous aider à jouer votre personnage à cette époque, en particulier au niveau psychologique.

Wikipédia a écrit:

Troubles comportementaux de guerre


Pour les soldats en condition de guerre la personnalité et les comportements de l'individu sont grandement perturbés : augmentation de la cruauté, de l'insensibilité, du sadisme. Ces effets à courts termes sont dus à la distance que doit prendre l'esprit du combattant avec la réalité. Il ne devient pas insensible, mais pour sauvegarder sa santé mentale, l'esprit se dissocie des actes qu'il commet.

A plus long terme, les séquelles sont lourdes : l'esprit compose petit à petit avec ce qu'il a enregistré (vu, vécu, entendu, senti...). Les troubles les plus fréquents sont : insomnie, cauchemars, paranoïa, culpabilité, hallucinations, dissociation de la personnalité. Tous ces symptômes peuvent conduire à une désociabilisation importante, l'ancien soldat se plaçant dans une situation d'incompris et de solitaire. Voir aussi les Trouble de stress post-traumatique qui se rapportent aux "victimes" et aux "bourreaux.". Auparavant, dès la Première Guerre mondiale, la psychiatrie militaire les nommaient de "Shell-Shock", "Battle Stress" et "Battle Fatigue". Au combat, tout sujet est toujours à la fois "victime" de quelqu'un et "bourreau" de quelqu'un autre, en termes simples.

Troubles somatiques

Certains troubles qu'on a d'abord classés comme ayant une origine psychosomatique pourraient en fait également ou totalement avoir des causes organiques ; les soldats des guerres modernes sont exposés à des chocs physiques internes importants qui peuvent gravement traumatiser les organes internes sans laisser de traces externes, et à de nombreux toxiques dont en particulier le mercure (amorces des munitions (balles, obus) en 14-18 et 39-45), les gaz de combat (en 14-18.), les composés issus de la combustion de la poudre constituée de nitrate, et le plomb qui a été l'un des matériaux les plus utilisé.

Ces toxiques sont absorbés par l'air, par ingestion et/ou par la peau et peuvent agir en synergies. L'uranium appauvri et les substances radioactives ayant été ajoutées aux précédentes depuis une cinquantaine d'année.

Ces toxiques peuvent provoquer des paralysies, réduction du champ visuel, perte de la vue ou hallucinations, défaut de coordination des mouvements, courbatures, Amnésie sélective de guerre, etc.

On sait maintenant que les individus sont génétiquement inégaux devant certains toxiques (devant le plomb par exemple). Il est probable que de nombreux soldats fusillés pour l'exemple ou punis pour avoir simulé une maladie ou des troubles psychiques étaient en fait victimes de troubles réels et au moins pour partie "organiques", qu'on pourrait rétrospectivement classer dans les séquelles précoces de guerre.



Trouble de stress post-traumatique


Wikipédia a écrit:
Le trouble de stress post-traumatique désigne un type de trouble anxieux sévère qui se manifeste à la suite d'une expérience vécue comme traumatisante. En psychopathologie, le trouble est appelé névrose traumatique et il se distingue du précédent du fait de la prise en compte de la dynamique intrapsychique (inconsciente).

Le trouble de stress post traumatique (aussi désigné comme syndrome de stress post-traumatique, SSPT, ou état de stress post-traumatique) est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique du patient et/ou de son entourage a été menacée et/ou effectivement atteinte (accident grave, mort violente, viol, agression, maladie grave, guerre, attentat,...). La réaction immédiate à l'événement doit s'être traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur. Le SSPT survient parfois à la suite de la réaction aiguë de stress à la situation anxiogène mais il peut aussi apparaître beaucoup plus tard (après plusieurs semaines, ou plusieurs mois). Si un terrain psychologique ou psychiatrique fragile (dépression, anxiété, ...) peut augmenter le risque de développer un SSPT, une expérience traumatisante peut, à elle seule, faire apparaître un SSPT chez des personnes ne présentant aucun antécédent. En particulier, les enfants et les personnes âgées seraient plus vulnérables.



Symptômes persistants


Le patient souffrant d'un SSPT se plaint d'un sentiment de désespoir ou d'horreur associés à une triade de symptômes persistants :

* L'intrusion : La personne revit l’événement traumatisant. Il ne s’agit pas seulement de vagues réminiscences, mais d’incapacité à empêcher ces souvenirs de revenir nous hanter. Certains parlent même de reviviscence pour dire à quel point il s’agit davantage de véritables flash-back envahissants que de simples souvenirs. En effet, l'angoisse ressentie lors de l'expérience traumatisante peut être de nouveau éprouvée au moment du souvenir. Les cauchemars sont une autre manifestation de ce type de symptôme.

* L'évitement : L’individu tente d’éviter les situations et les facteurs déclencheurs qui pourraient lui rappeler l’événement traumatisant. Il aura aussi tendance à éviter d’en parler pour éviter d’y être confronté directement. Cela peut conduire jusqu'à une amnésie partielle ou totale de l'événement. Un autre aspect de l’évitement est l’émoussement des émotions qui peut aller jusqu’à une insensibilité émotive. La personne perd intérêt dans des activités qui autrefois la passionnaient, se replie sur elle-même et fuit ses proches.

* L'hyperstimulation : Le patient souffrant d'SSPT a plusieurs symptômes d’hypervigilance et a par conséquent de la difficulté à se concentrer et à mener à terme ses activités. Il peut avoir notamment de l’insomnie, de la nervosité, une tendance à s'effrayer facilement, une impression constante de danger ou de désastre imminent, une grande irritabilité ou même un comportement violent. Chez les enfants, on constate un comportement désorganisé ou agité. Un sentiment intense de détresse psychique peut survenir lorsque la personne est exposée à des éléments qui évoquent l'événement traumatisant.

Ces troubles s’accompagnent parfois de dépression, de conduites pathologiques (alcoolisme, toxicomanie, tendance suicidaire) et peuvent entraîner une grande invalidation sociale (perte d'emploi, conflits familiaux). Faute de prise en charge, l'état anxieux peut persister.


Les évitements et le retrait


Par les évitement et le retrait, ces manifestations sont proches de celles de l’autisme.

L'évitement de tout ce qui rappelle l'évènement traumatique est la principale réponse à un traumatisme psychologique. Alors, éviter d'y penser devient un impératif chez des sujets traumatisés (Newman et al., 1996). Le DSM-IV a dressé une liste de différents types d'évitement, comme les activités, les conversations, les personnes, les places et les réminiscences reliées à l'évènement traumatique. Tous ces types d'évitement servent à protéger le sujet du contact avec tout ce qui peut lui rappeler le drame (Carlson, 1997). Ce qui signifie qu'après avoir vécu l'évènement traumatique, le sujet devient très sensible à tout ce qui peut lui rappeler cette expérience dramatique. Les indices de cette expérience dramatique peuvent avoir une double signification : le rappel de la souffrance lors de l'évènement traumatique et le danger imminent d'un recommencement du drame. Pour Carlson, l'évitement post-traumatique peut se manifester sur les plans affectif, cognitif, comportemental et physiologique.

* L'évitement affectif

À la suite d'un traumatisme psychologique, habituellement, le sujet présente une indifférence émotionnelle qui se manifeste sous la forme d’un détachement vis- à-vis les autres congénères et de tentatives d’évacuer les émotions et sentiments (Carlson, 1997). L'évitement des émotions fortes protège le sujet d'une poussée émotive associée au drame. Un sujet peut éviter une situation où peuvent se présenter de fortes émotions, comme les disputes, les films d'horreur, etc. L'évitement affectif peut prendre la forme d'isolement des affects et d'isolement social (Carlson, 1997).

* L'évitement comportemental

Comme toutes les autres formes d'évitement, l'évitement comportemental consiste à s'éloigner de tout ce qui peut rappeler le drame, comme les conduites, les personnes, les endroits et les situations associées au drame. Cet évitement comportemental peut être intentionnel, mais le plus souvent il est involontaire.

* L'évitement physiologique

L’évitement physiologique est une sorte d'anesthésie des sensations ou indifférence sensorielle. Les traumatisés rapportent avoir une atténuation des sensations de plaisir ou de douleur. L'évitement physiologique s'observe également dans l’annulation ou l’atténuation des sensations liées à l'expérience du traumatisme chronique. Les recherches cliniques menées auprès des sujets ont relevé, à la fois, la reviviscence et l'évitement des symptômes après des évènements traumatiques singuliers. Pynoos et al., (1996) font remarquer l'extrême complexité des réponses post-traumatiques chez les sujets. Ils soulignent aussi la nécessité d’une approche développementale pour comprendre ces réponses post-traumatiques . Tandis que le TSPT s'observe chez des personnes à la suite de toutes sortes d'évènements traumatiques, la recherche clinique a montré qu'un TSPT complet et caractérisé se rencontre moins souvent chez des enfants que chez des adultes après un désastre. Par contre, les enfants sont plus sensibles que les adultes aux violences interpersonnelles.

Ces réminiscences véhiculent un vécu renouvelé de terreur d'une façon tellement réaliste que naît le sentiment de la répétition imminente du drame.

La peur d'avoir peur peut conduire un sujet à éviter un nombre de plus en plus grand d’activités de façon à éviter des émotions, des sentiments et des souvenirs. Plutôt que d'aller de l'avant dans son développement, le sujet semble rester immobile sur place, évitant les risques normaux de l'aventure du développement et de la croissance (Pynoos et al., 1996). En mettant de tels efforts pour se protéger, il n’en reste plus beaucoup pour le travail, le jeu et tout ce qui fait une vie d'une personne. Les sujets évitent tout ce qui remet en mémoire ce qu'ils veulent oublier. L'évitement peut également, parfois, prendre la forme d’une agressivité nécessaire ou d’un attrait pour des activités risquées et dangereuses ou le retrait extrême.


Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter l'article complet sur le trouble de stress post-traumatique, qui vous renseignera sur les modèles psychiatriques montés par différents scientifiques pour expliquer le fonctionnement de ce syndrôme ainsi que sur les traitements employés : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_stress_post-traumatique
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